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8 novembre 2023

Quel est le but de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ?

La RSE : quessé ça et quel avenir ça l’a ?

Ça en étonnera certainement plus d’un.e, mais la RSE, ça ne date pas d’hier ! Si, plus qu’une tendance des dernières années, elle est devenue la bible, le guide de bonne conduite pour les entreprises en ces temps de réchauffement climatique, sachez que le terme RSE est apparu pour la première fois… il y a 70 ans ! Oui Madame, oui Monsieur. Mais qu’est-ce que c’est au juste la RSE ? Outil marketing ou véritable geste socio-économico-environnemental ? Est-elle un effet de mode qui passera, reviendra et repassera ou est-elle en train de jalonner positivement et de manière pérenne, comme ça l’air de rien, l’avenir du monde du travail et, dans le même temps, de la planète ? Intéressons-nous-y ! (la suite est plus facile à lire, promis)

La RSE, c’est quoi c’te bibitte-là ?

Responsabilité Sociale des Entreprises (1). Ces 3 mots désignent un choix. Celui que certaines entreprises font de considérer et d’intégrer les paramètres sociaux et environnementaux à leur politique, à leurs activités et à leurs objectifs commerciaux. Formulé autrement, la RSE c’est la contribution des entreprises en faveur du développement durable, la part qu’elles sont prêtes à faire pour répondre à ces enjeux qui dépassent le cadre de leur affaire et concernent la société tout entière. En inscrivant leur démarche dans les principes de la RSE, de leur stratégie d’affaires aux relations avec leurs partenaires en passant par celles avec leurs employé.e.s, les entreprises visent 2 objectifs principaux : avoir un impact positif sur la société tout en créant valeur et richesse.

En bref, y’a pas que le cash qui compte !

La RSE ou 3 x 7 façons d’agir pour le monde

Pour atteindre ces objectifs en faveur du développement durable, la RSE s’appuie sur 3 piliers fondamentaux qui éclairent et structurent ses champs d’action : social, économique et environnemental. Et pour déployer sa démarche RSE autour de ces 3 piliers, 7 thématiques permettent de centrer et de développer ses initiatives en faveur celle-ci :

  • Gouvernance : intégrer les principes de la RSE dans la politique de l’entreprise;
  • Droits de l’Homme et de la Femme : se questionner sur les droits fondamentaux au travail, par rapport aux employé.e.s mais aussi aux fournisseurs et à leurs pratiques;
  • Conditions de travail : se soucier de l’humain;
  • Environnement : évaluer et réduire son impact à chaque étape;
  • Éthique : garantir transparence et intégrité;
  • Consommateurs : évaluer et limiter les risques;
  • Communautés : s’impliquer de manière locale.

En bref, 1001 possibilités !

La RSE, concrètement (2)

Pilier social

Ce premier pilier repose sur le respect des droits de l’Homme et de la Femme et s’appuie sur le cadre légal du monde du travail en visant à assurer égalité des chances, parité, diversité, formation, hygiène, santé, sécurité, bien-être et développement des employé.e.s. Rien de moins ! Notons-y également l’importance d’instaurer un dialogue social sain.

Pilier économique

Le développement durable oui, mais sans viabilité économique, à quoi bon ? Ce second pilier, en incitant notamment à choisir des fournisseurs locaux, à appliquer une tarification juste et à garantir transparence et honnêteté envers toutes les parties, permet non seulement d’entretenir l’économie locale, mais aussi de créer une valeur collective partagée.

Pilier environnemental

Ce pilier résume à lui seul la démarche RSE : s’assurer d’être et d’agir de façon responsable en tout temps, en réduisant son impact (Bye les GES et la production de déchets, Bonjour/Hi l’économie circulaire !), en généralisant le recyclage, en revoyant nos habitudes de consommation énergétique, en sensibilisant notre monde. Un beau programme !

« Choisir d’appliquer les principes de RSE, c’est choisir la prospérité pour son entreprise, pour sa collectivité et pour la planète. »

photo-unsplash-effydesk

La RSE, pourquoi c’est smatte ?

Au-delà de l’aspect franchement cool (et ô combien nécessaire) de faire des enjeux sociaux et environnementaux nos priorités, des bonnes raisons de suivre les principes de la RSE, y’en a en masse. En haut du classement : faire des économies grâce à des choix plus responsables et moins de gaspillage; favoriser la qualité de vie au travail et donc fidéliser ses employé.e.s en encourageant le dialogue, l’inclusion et en offrant un cadre de travail sécuritaire et humain; peaufiner son image de marque(3) en se montrant soucieux du monde dans lequel on vit et désireux de faire les choses autrement, mieux (l’honnêteté et la transparence de la démarche doivent être authentiques); améliorer la productivité et mobiliser ses équipes en donnant du sens à leur travail au-delà de celui-ci (fierté !); soutenir sa communauté en privilégiant le local…

En bref, qu’est-ce qu’on attend ?

La RSE, quel avenir ça l’a ?

Le développement durable, en 2023, c’est LE sujet. De nombreuses entreprises l’ont déjà compris et défrichent ce territoire qui s’annonce plein de belles promesses pour la suite. Appuyée par des labels écoresponsables et autres certifications B Corp4, ces entreprises cherchent à redéfinir les normes du monde du travail en explorant de nouvelles manières de le penser, de le vivre, le tout en agissant en faveur du développement durable. Combiné à l’impact positif d’une image de marque qui affiche fièrement ces couleurs, il y a fort à parier (espérons-le du moins) que toutes les entreprises finiront par emboiter le pas à ces pionnières. Car à l’heure actuelle, adopter une démarche RSE, c’est réellement miser sur l’avenir.

En bref, une mission c’est bien, des actions c’est mieux.

Une démarche RSE va bien au-delà des actions qu’une entreprise décide de mettre en œuvre pour réduire son impact environnemental. Augmenter celui, bénéfique, qu’elle peut avoir sur sa communauté (tout en renvoyant une image responsable on ne peut plus positive à sa clientèle), bâtir des conditions et les relations de travail de qualité, que ce soit avec ses employé.e.s, fournisseurs ou tout autre partenaire, voilà des éléments clés qui définissent son action et sa portée. La RSE, c’est une question d’intégrité et de bonne intelligence, du début à la fin de tout cycle de production, et en considérant toutes les parties prenantes.

C’est ce qui fait de la RSE une démarche globale aux avantages multiples. Ça vous tente ? Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, leur secteur d’activité ou leur statut juridique, peuvent appliquer les principes de la RSE.

En bref, la balle est dans votre camp.

Cet article a été rédigé par notre contributrice, Angèle Nossereau, conceptrice-rédactrice. Vous souhaitez soutenir notre organisme comme commanditaire en vous impliquant dans la création de contenu à impact positif ? Contactez-nous à phi@popuplab.ca

Photo : Unsplash

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